[c]Miroir, miroir dis-moi qui est le plus beau, Quand tombe les masques ancrés sur nos peaux, Miroir, miroir dis-moi qui je suis, Toi qui est le noir et blanc de ma vie. Elle a dans ses yeux les printemps de la terre, Quand dans les cœurs de tous l’hiver triomphe, Elle a sur ses épaules des gouttes d’eau claire, Toi miroir qui pour un rien te gonfle. Des années sans aimer, des années à chercher, La source de mes songes, qui tous les jours me ronge, Quand toi merveilleux miroir me reflèta ce qui, Sans le savoir me tenait en vie. Un écrivain raté, aurait un jour griffonné, Des vers dénués de sens et beauté. On ne peut les comprendre mais ils nous touchent, Sans le dire il dépeignit le gouffre. Dans lequel on tombe sans voir de fin Dans lequel on se relève mais en vain, Pour lequel le monde tourne mais s'essouffle Pour lequel je cours mais m'étouffe. Lorsque enfin je compris la source De mes maux sans remède, Je dus l'admettre, sans l'ombre d'un doute C'est d'elle que j'étais fou… [/c]d'elle que j'étais fou… [/c]]d'elle que j'étais fou… [/c]