Lorsque Coq-au-vin poussa son dernier soupir, la pluie commença à tomber, sur les toits de la ville, coulant dans les gouttières, inondant les rues puis les égouts, éteignant l’incendie qui avait commencé à s’y propager. La pluie dura de longues semaines, pendant lesquelles les humains sortirent peu de chez eux car, sans raison apparente, ils se sentent toujours un peu tristes lorsqu’il pleut. Pendant ce temps, au plus profond des égouts, un poulet préparait sa vengeance… Vers vingt deux heures trente, ce soir-là, deux gardiens pénétrèrent dans le hangar à graines numéro deux cent dix huit pour l’inspection quotidienne. Ils portaient chacun à leur ceinture une matraque et une lampe torche. « Es-tu certain que cela ne craint rien ? demanda le premier gardien. C’est dans ce hangar que l’autre jour… - Ne dis pas de bêtises, répondit le second gardien. De quoi as-tu peur ? Des poulets ? - Tu sais comme moi ce que l’on raconte sur les poulets ! - Et je sais aussi que ce ne sont que des racontars ! Je lis les journaux, moi, et les journaux disent que les poulets échappés ont été exterminés jusqu’au dernier lors de cet incendie accidentel qui a éclaté dans les égouts il y a deux mois ! - Oui mais le poulet masqué… - Le poulet masqué n’existe pas. » Cela semblait mettre fin à la discussion, et le second gardien se garda bien de répondre. Au lieu de cela, ils répartirent les rangées de sacs de graines en deux parties à peu près égales et entreprirent de compter chacun les sacs en s’assurant qu’aucun ne manquait. Depuis peu, une nouvelle directive voulait qu’ils vérifient également le dernier sac de la pile pour s’assurer qu’il n’avait pas été discrètement percé puis recousu. Alors que le second gardien en arrivait au sept cent quatre vingt neuvième sac, une ombre passa en sifflant entre les rangées de sacs. « A l’aide ! cria-t-il. - Que se passe-t-il, lui demanda le second gardien. - Je viens de voir le poulet masqué ! - Ce n’est que ton imagination. Continue de compter, plus tôt nous aurons fini, et plus tôt nous pourrons aller nous coucher. » Pourtant, comme il avait un doute, il se rapprocha discrètement de son collègue pour vérifier qu’il s’agissait bien de son imagination. Il vit le premier gardien occupé à compter les sacs, tout en jetant régulièrement par-dessus son épaule des coups d’œil angoissés. Brusquement, il sursauta sans raison apparente et cria : « Le revoilà ! - Allons, répondit immédiatement le second gardien, je juste suis là, et si tu avais vu le poulet masqué, alors je l’aurais vu aussi. Je te dis : ce n’est que ton imagination ! - Ou peut-être pas, dit alors une voix avec un fort accent poulet. - Mais, répondit le second gardien, puisque je te dis que… » Puis il se tut, car il venait de comprendre que son co-équipier n’avait pas parlé. « Qui êtes-vous ? cria-t-il en brandissant sa lampe torche. Montrez-vous un peu ! » Ils virent alors apparaître, au sommet d’une pile de sacs, un tout petit poulet qui portait un masque et une cape. « Je suis le poulet masqué ! annonça-t-il. - C’est faux, répondit alors un autre poulet qui portait le même costume, le poulet masqué est plus grand ! - Maman ! s’exclama le premier gardien, voila qu’ils sont deux maintenant ! - Vous voulez dire trois, dit un troisième. - Quatre, dit un quatrième. - Cinq, dit un cinquième. - Sept, dit un sixième. » Puis il rectifia : « Pardon, je voulais dire six. J’ai encore un peu de mal avec les chiffres humains. » A ces mots, le premier gardien s’évanouit, et le second, utilisant un réacteur dorsal camouflé sous sa veste de gardien, se propulsa contre le plafond, s’y cogna violemment, et retomba au sol inconscient. « Beau travail, mes amis, dit alors le poulet en sautant d’une pile de sac de graines, nous n’avons même pas eu à combattre. Attachez-les avant qu’ils ne reprennent connaissance, puis transportez le plus de sacs possible jusqu’à la bouche d’égout la plus proche. » Les poulets masqués se mirent alors au travail, ligotant solidement les deux humains, puis soulevant à deux un sac de graines, sauf pour l’un deux qui était très fort et qui pouvait en porter un à lui tout seul. Lorsqu’il sembla au poulet que ses deux prisonniers revenaient à la vie, il testa la solidité de leurs liens, puis rassembla ses camarades autour de lui. « Mes amis, comme vous vous en doutez sûrement, notre mission de ce soir n’a pas pour seul but le vol de graines. Si je vous ai réunis ici, c’est parce que vous faites partie de l’élite de mes soldats, des meilleurs éléments des Poulets Masqués, et que je compte bientôt vous offrir de grandes responsabilité dans la lutte qui nous oppose aux humains. C’est pourquoi j’ai tenu à ce que vous soyez là ce soir, pour assister un évènement important. Mais avant cela, dites moi vos noms. » Les poulets se regardèrent entre eux, un peu gênés, puis l’un deux s’avança. « Je suis Poulet-fermier, dit-il. - Et moi Poulet-rôti, dit celui qui était très fort. - On m’appelle Poulet-aux-hormones. - Je suis Poulet-à-l’estragon, dit un poulet qui portait des lunettes. - Et moi, dit le tout petit poulet, je suis Cuisse-de-poulet. - Quels drôles de noms vous avez ! remarqua le poulet. - C’est toi qui nous as baptisés ainsi, rappela Poulet-aux-hormones, lorsque tu nous as libéré de ce restaurant humain, car c’était ce qui était inscrit sur les boites dans lesquelles nous étions enfermés. (cf. Le poulet masqué, épisode 12 : « Le retour du cuisinier »). - Et toi, quel est ton nom ? demanda Poulet-fermier. - Moi ? demanda le poulet, qui ne s’était jamais posé la question. Et bien moi, je suis le poulet masqué bien sur ! - C’est impossible, fit remarquer Poulet-à-l’estragon en secouant la tête. Désormais, nous sommes tous des poulets masqués, cela ne peut pas être ton nom. - Dans ce cas, dit Cuisse-de-poulet, nous t’appellerons tout simplement « le poulet », car tu es le premier poulet à avoir vraiment été libre. - Qu’il en soit ainsi, conclut Poulet-rôti avec sa grosse voix. » Alors, tout fier de son nouveau nom, le poulet grimpa sur le ventre bedonnant de l’un des deux prisonniers, et tira de sa sacoche ce qui semblait être un petit parchemin. « Mes amis, nos souffrances ont assez duré. Il est grand temps que les humains comprennent que nous existons et qu’ils doivent nous respecter. Dans ce but, j’ai écrit un ultimatum que nous allons leur imposer. Nous désirons l’égalité pour les humains et les poulets, l’interdiction de manger un poulet, quelle que soit la façon dont il est cuisiné sans son autorisation préalable, et des tarifs réduits pour les petits poulets dans les musées de la ville. Si les humains n’accèdent pas à nos exigences, alors nous envahirons leur hôtel de ville, nous renverserons leur gouvernement et nous nous chargerons de ramener la paix et la justice dans la ville ! » Lorsqu’il eut fini son discours, le poulet déposa son parchemin dans les mains d’un des prisonniers, et tous les poulets hurlèrent de joie, acclamèrent le poulet et crièrent le nom des Poulets Masqués. Puis ils sortirent tous du hangar en chantant des chansons de poulets pour se donner du cœur. Les semaines passèrent et aucun ambassadeur humain ne tenta de contacter les Poulets Masqués. Au contraire, le gouvernement humain décida même la création d'une Brigade Anti-Poulet spécialement détachée pour contrer les agissements des Poulets Masqués. Régulièrement, la B.A.P. organisait des raids dans les égouts contre ce qu’ils croyaient être le QG secret du groupe terroriste, mais grâce à l’ingéniosité du poulet, jamais ces attaques n’aboutissaient. Bientôt, les poulets libres durent se rendre à l’évidence : les humains n’avaient vraisemblablement pas l’intention de céder à leurs exigences. Sans doute pensaient-ils que la menace de l’attaque de l’hôtel de ville n’était qu’un grand coup de bluff. Et bien qu’à cela ne tienne ! Il était temps de montrer aux humains de quel bois les poulets se chauffent ! Ainsi, une semaine avant la fin de l’ultimatum, les poulets redoublèrent d’efforts afin d’hâter les préparatifs déjà bien entamés. Comme il l’avait promis, le poulet confia à ses lieutenants des postes de haute responsabilité. Poulet-aux-hormones se vit attribuer le poste responsable de l’infanterie, et il enseigna aux soldats des Poulets Masqués l’usage de nombreuses armes, ainsi que la pratique de plusieurs arts martiaux qu’il adapta à l’anatomie des poulets. Poulet-à-l’estragon, un poulet plein de sagesse, reçut la direction du département Recherche & Développement, où il travailla avec d’autres poulets à la création de nouvelles armes et équipements pour les Poulets Masqués. Poulet-fermier prit en charge tous les problèmes de nourriture que pouvait susciter un groupe de milliers de poulets, et il en vint à inventer, à l’aide de Poulet-à-l’estragon, un système unique permettant de synthétiser des graines pour poulets. Poulet-rôti fut chargé de prendre sous son aile les plus gros et les plus forts des poulets, et des les utiliser de la façon la plus efficace qui soit : transport de charges, utilisation d’armes lourdes, service de sécurité, etc. Enfin, Cuisse-de-poulet créa sur les ordres du poulet une section Renseignements, pour laquelle il recruta les plus petits et les plus agiles des poulets, qu’il envoya régulièrement en mission d’infiltration dans le territoire ennemi. Le grand jour approchait, et bien que les Poulets Masqués aient l’habitude de vivre la nuit, le poulet décida que l’attaque se ferait de jour, afin que les humains ne soient pas désavantagés. La veille du jour qui devait marquer la fin de l’ultimatum, les poulets construisirent durant la nuit, dans le plus grand secret, une grande barricade entourant l’hôtel de ville et interdisant tout passage dans le centre ville. Pendant des heures, ils empilèrent de nombreux objets trouvés dans les égouts : planches de bois, poutres de fer, sacs plastique, et même une machine à laver, quatre portières de voiture et un alligator empaillé. Lorsque Poulet-rôti et deux de ses hommes transportèrent l’alligator au sommet de la barricade nord, le poulet pensa : les humains ne pourront que capituler face à un blocus aussi terrifiant. Et dans le même temps, il pensa aussi : Et si je m’étais trompé ? Si jamais nous sommes vaincus ? Bien sûr il avait envisagé d’en arriver à la fin de l’ultimatum, sur cette barricade, devant l’hôtel de ville, mais il aurait de loin préféré que les humains acceptent de négocier. Il se sentit alors envahi d’une profonde lassitude. Ces derniers jours, il n’avait pas cesser de courir en tous sens pour surveiller les derniers préparatifs, donner des ordres, diriger des opérations de construction, de sabotage ou d’infiltration. Et maintenant, une heure avant le lever du soleil, il n’avait plus rien d’autre à faire qu’attendre. Il songea qu’un peu de marche lui ferait du bien. « Je reviens », dit-il simplement à un officier, qui le salua discrètement. Il s’avança donc dans les ruelles sombres de la ville, sans faire attention à la direction qu’il prenait. Il se remémora les mois de solitude qu’il avait vécu lorsqu’il était encore le seul poulet masqué, à agir dans l’ombre, pour la liberté des poulets, contre les agresseurs humains. Cela ne fit qu’augmenter son angoisse, et bientôt, il pensa à retourner à la barricade. Mais alors qu’il s’apprêtait à se retourner, il aperçut, dans une petite ruelle sombre éclairée par la lune, cinq silhouettes vaguement humaines. Effrayé, il se cacha sous un portique, croyant avoir affaire à des humains. Mais un coup d’œil le rassura : ce n’était que des enfants. « Bonjour, dit-il en s’approchant. - Ca par exemple ! dit un des enfants. Un poulet ! - Un poulet qui parle ! dit un autre. - C’est impossible, dit un troisième. Les poulets ne parlent pas. - Celui là ne vient-il pas de nous parler ? fit remarquer un quatrième. - Alors c’est une hallucination collective, dit le troisième. - Je ne suis pas une hallucination collective, rétorqua le poulet, un peu vexé. - Mais qui es-tu alors ? demanda le cinquième. - Je suis le poulet masqué. » En disant cela, le poulet bomba le torse pour se donner l’impression d’être fort. Le silence se fit dans l’assemblée, visiblement impressionnée. Pourtant, l’un des enfants remarqua : « Mais si tu es le poulet masqué, alors où est ton masque ? - Je… fit le poulet, un peu gêné, je ne l’ai pas sur moi. Et vous, qui êtes-vous ? - Nous sommes les Enfants-Nuit. » C’est alors seulement que le poulet remarqua l’étrange façon dont ils étaient vêtus. Ils portaient chacun une longue cape sur laquelle étaient brodées la lune et quelques étoiles, qui leur cachait tout le corps. Chacune était munie d’une capuche, qui leur tombait sous la nuque. « Tu as sûrement entendu parler de nous dans les journaux, reprit le deuxième. Nous avons arrêté de grandir, et cela a fait un scandale ! - C’est étrange, remarqua le poulet, pourquoi arrêter de grandir ? - Parce que nous n’avons pas le temps, répondit le troisième. Nous avons trop de choses à faire. - D’ailleurs, dit le quatrième, nous nous apprêtions à partir pour le bout du monde. - Et toi, que fais-tu ? demanda le cinquième. - Moi, dit fièrement le poulet, j’ai formé une armée avec les survivants de l’incendie des égouts et d’autres poulets que j’ai libérés, et je prépare la révolution des poulets. Nous allons renverser le gouvernement. - C’est une bonne idée, dit le premier enfant. Le gouvernement est mauvais. - C’est à cause de lui que nous devons quitter la ville, expliqua le second. - Nous serions volontiers venus avec toi, dit le troisième, mais nous devons partir. - On dit que le bout du monde est très loin, dit le poulet. Vous pensez que vous arriverez à l’atteindre ? » Cette remarque parut plonger les Enfants-Nuit dans une réflexion si profonde, que le poulet crut un instant avoir dit quelque chose qu’il ne fallait pas. Enfin, le quatrième dit : « Peu importe que nous arrivions à destination. Ce qui compte, c’est le chemin parcouru. » Et le poulet pensa que c’était là des paroles d’une profonde sagesse. « Et maintenant, dit le troisième, partons. Le jour va bientôt se lever. - Adieu, poulet ! cria le cinquième alors qu’ils s’éloignaient. Bonne chance ! - Bon voyage ! répondit le poulet en agitant l’aile. » Lorsque le poulet revint à la barricade, quelques minutes avant le lever du jour, il était plein de courage, d’espoir, et d’idées nouvelles. Il trouva les autres poulets dans une profonde agitation. De l’autre côté, sur les marches de l’hôtel de ville, étaient alignés une centaine de soldats humains mal réveillés, dont certains même étaient encore en pyjama, ce qui amusa les poulets. Tout au bout de la rangée se tenait un gros général qui tenait lui-même un mégaphone, dans lequel il beuglait : « Ici le lieutenant colonel Bataille, dirigeant en chef des armées, au service de sa majesté le Roi d’Océane. A tous les poulets : rendez-vous immédiatement et évacuez les lieux ou vous serez rôtis sans autre forme de procès ! » Il abaissa alors le mégaphone vers une petite forme qui se tenait à ses pieds, et on entendit le même message répété dans le langage des poulets, mais d’une voix douce, pleine de charme et de musique. Le poulet reconnut immédiatement la voix, il se dressa, monta au sommet de la barricade et vit au pied du général : l’élue de son cœur, Poulette, tenue en laisse, la mine triste. Ainsi, comme il l’avait espéré, elle n’était pas morte, mais simplement retenue prisonnière par le gouvernement. Il sortit le foulard rouge de sa poche et l’agita au-dessus de sa tête. Il lui sembla que le visage de sa bien-aimée s’éclaira. Celle-ci tendit alors le cou vers le mégaphone qui était encore à sa portée, et chanta dedans, en poulet : « Pia Pia Pia ! Pia ! Pia Pia ! » ce qui serait intraduisible dans le langage des humains, et qui de toute façon, ne regarde que Poulette et le poulet. Ce dernier, plein d’espoir, réunit tous ses lieutenants afin des les informer qu’au vu de la situation, leur plan d’attaque devait être modifié. « Poulet-rôti, dis à tes hommes qu’ils choisissent chacun un co-équipier parmi les soldats de Cuisse-de-poulet, qu’ils devront projeter de toute leur force par-dessus la barricade, et par-dessus les soldats humains, afin qu’ils aillent semer la pagaille dans l’hôtel de ville. Une fois que les soldats seront dispersés, j’irai avec cinq soldats secourir Poulette. Compris ? » Les lieutenants acquiescèrent et se séparèrent pour aller donner des ordres, tandis que le poulet scrutait l’hôtel de ville à l’aide de jumelles. Seul Cuisse-de-poulet, le plus petit poulet de l’armée des Poulets Masqués, resta près de lui et le tira par les plumes. « Qu’y a-t-il, Cuisse ? demanda le poulet. Quelque chose que tu n’as pas compris ? - Non, répondit l’autre, un peu gêné, c’est que… J’ai un peu peur. - Tu as peur ? - Oui, poulet… j’ai peur que nous ne remportions pas la bataille d’aujourd’hui… qu’arrivera-t-il si nous échouons ? » Le poulet se tourna alors vers son jeune ami, s’accroupit pour être à sa hauteur, et posa une aile sur son épaule. « Ecoute-moi bien, Cuisse-de-poulet, et retiens bien ce que je vais te dire. Un sage a dit une fois : Peu importe que nous arrivions à destination. Ce qui compte, c’est le chemin parcouru. » Le petit poulet le regarda de travers. Le poulet se tourna vers le ciel où s’endormaient les dernières étoiles. « Vois-tu cette étoile, là haut, qui brille bien plus que toutes les autres ? - Oui, répondit Cuisse-de-poulet. - On l’appelle l’étoile poulaire, et on dit que tant qu’elle brillera, il ne pourra rien arriver de mal aux poulets. - Incroyable, fit Cuisse-de-poulet, émerveillé. - Peu importe quelle sera l’issue de la bataille d’aujourd’hui. Ce qui compte, c’est que nous soyons ici, aujourd’hui, sur cette barricade, au lever du jour. Ce qui compte, c’est que quoi qu’il arrive aujourd’hui, rien ne sera jamais plus comme avant, et que l’on se souviendra encore de ce jour dans des dizaines de générations. Ce qui compte, c’est qu’à travers le temps, les humains garderont ce jour en mémoire, les poulets garderont ce jour dans leur cœur. Le poulet embrassa du regard la ville plongée dans la douce lumière de l’aurore. « Et ils l’appelleront : le jour des poulets. » [c][lien=http://www2.lecahiernoir.net/users/1/gd_ljdp3_high.jpg][image]http://www2.lecahiernoir.net/users/1/gd_ljdp3_low.jpg[/image][/lien][/c] [c][g]« [i]Et ils l’appelleront : le jour des poulets.[/i] »[/g][/c] [c] ~ FIN ~ [/c] [d][g]Illustrations par [lien=http://www.gcoulours.com/]Guilhem[/lien][/g][/d]